Il est environ deux heures mois le quart de l'après-midi. Je me dirige vers mon haut casier...noir. Je suis seul, ce qui est plutôt étrange vu l'heure. Je ne dis qu'il devrait y avoir beaucoup d'élèves mais au moins quelques uns, Mais non, je suis belle et bien seul. Je devrait d'ailleurs m'en réjouir mais les quelques bruits que j'entend au loin m'en empêche. Finalement je ne suis peut-être pas si seul.
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Tiens tiens, ce serait pas notre petit ange?! >>
Kurk et sa bande arrive vers moi avec des sourires qui ne veuillent rien dire de bon. Mais qu'est-ce qu'ils vont me faire cette fois?!
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La ferme Kurk !
- Vous avez entendu les mecs ? La tapette se rebelle!
- Je suis pas une tapette !
- Oh que si ! T'a même pas de percings en plus! La honte! >>
Non, il faut que je me contrôle...mais qu'est-ce qu'il me tape sur les nerfs! Non, non contrôle toi, contrôle-toi!!!
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FERMES-LA ! TU ME SAOUL ! JE SUIS PAS UNE TAPETTE, OK ?!
- Oula tu disais quelque chose ? T'as tellement une voix de fille que je comprend rien! >>
Cette idiot et sa bande se mettent immédiatement à rire de cette blague qui est pourtant complètement stupide. Il y a quelque minutes j'étais pour me calmer mais là je n'en peu plus. Tant pis, je lui saute dessus!
[...]
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Vous avez vu cet idiot! Il a cru qu'il pouvait me battre ! Allez les gars, encore quelque coups ça lui feras pas de mal !
- Hey ! >>
Dunk, le directeur, se tenait au bout du couloir les observant d'un regard, qui les accuserait presque d'un meurtre.
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Oui !
- Qu'est-ce que vous faîtes ?
- On va le frapper !
- Très bien ! Faîtes lui mal !
- OK ! >>
C'est une autre séries de coups qui m'achevèrent au plus au point. Seul quelque endroits ont été épargné. Ma tête tourne de plus en plus, alors que mon corps, impuissant à tout, est étalé sur le sol. Il me prit soudain comme une envie de vomir et ma vision, aussi limité l'était-t-elle, devenait flou au point de ne voir plus qu'un trou noir, vide et interminable.
[...]
Il est six heures p.m, je sors de l'infirmerie, presque comme à mon habitude. Et l'infirmière aussi désolé qu'elle puisse paraître, s'exclamait encore de ma présence et de ses taches de sang, que mes blessures font sur les draps où je m'installe. Non, elle ne me dit pas d'aller me plaindre au principal, mais de partir loin et d'arrêter de devoir la dérangé presqu'à chaque soir. De toutes façons, me plaindre ne servirait strictement à rien, si ce n'est que mon père soit au courant et qu'il me fasse ce qu'il à l'habitude de me faire, que le directeur ne fasse rien, que tout les élèves soit au courant et que le mépris s'abatant sur moi ne fasse qu'amplifier. Je doit continuer à subir sans rien dire, juste demeuré silencieux, comme toujours. Ma vie ne se résume qu'à cela. Faire comme si de rien était et ne rien dire. Je ne suis qu'un lamentable petit ange comme tout le monde me dit. Je suis la honte de mon père, un homosexuel, une pédale...voilà ce qu'on dit de moi. Et si par n'importe quel moyen, j'essaye de me défendre, voilà ce qui m'arrive ! Un séjour gratuit pour l'infirmerie. J'ai hâte au jour où tout cela s'arrêtera ! Où le gens m'aimeraient, où mon père serait aimant envers moi, me félicitant...mais malheureusement, comme je le disait, c'est ce que j'espère, et non le réalité. Et c'est grâce à cet espoir que je survis, que je suis encore là aujourd'hui. Je me dis toujours qu'un jour la vie sera plus heureuse, que le sourire fera parti de mon quotidien. Rien qu'à cette pensée, mon visage s'éclaircit mais retombe vite à la dur revenue à la réalité, tout en observant un militaire au coin de la rue. Cela se ressent. Mon visage redevient comme triste et mes pas deviennent lassent, lent. Petit à petit, mes jambes m'amènent près de l'homme, me regardant d'un air étrangement surpris, et non méprisant. Je sais ce qu'il veut, mais fait mine de rien. Je me contente seulement d'avancer vers lui sans pour autant le regarder dans les yeux. C'est une chose que je n'arrive plus à faire.
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Plaque !
- Tenez !
- Tu viens du paradis ou quoi ?
- Non d'ici !
- Ah ah c'est la meilleure ! Bon, c'est bon, dégage maintenant !
- Oui. >>
Son air surpris me semblait étrange et bien maintenant que cela s'est transformer en mépris, je trouve ça normal. Voilà où j'en suis rendu, à trouver ça normal. Et pourtant cela ne l'est pas. Je devrait me révolter et lui demander ce qu'il a à me regarder et me parler comme ça, mais non. Et c'est cela pendant les 7 autres contrôles que j'ai eu. Du mépris, rien que du mépris, et rien de ma part. JE suis comme ça. Mais je ne sais même pas si, que ce soit par n'importe quel moyen, je peut y faire quoi que ce soit. Mais heureusement je rentre chez moi. Enfin, heureusement, je ne sais plus. Dois-je me réjouir ou en souffrir ? Peut-être que si je pousse cette porte rougeâtre, je le saurais. Et bien non, je ne le sais toujours pas. Je laisse mon instinct me guidé jusqu'au grenier me servant de chambre, passant par le salon où mon père, affalé dans son éternel fauteuil en cuir noir m'étant interdit, regarde le flash spécial sur la 17...
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L'enfer n'est plus sûr, des hordes de diables circulent dans les rues, vous faisant contrôler. Mais ce n'est que le début ! Ils vont tous nous tuer ! Ils sont en compagnie des pire créatures des ténèbres et de monde de la magie noirs ! Les squelettes, les trolls géants, les sorciers, les dragons, les...! Protégez-vous tous ! La guerre la voici ! Et nous sommes pas sûr de tous en terminer saint et sauf...>>
Oh non, pas ça !